Cuisiner et manger en Chine

L’exposition au musée du Quai Branly, Les séductions du palais, est terminée. Toutefois, il reste un beau catalogue, érudit, qui se lit comme un roman pour illustrer 7000 ans d’un art culinaire très évolué. J’ai bien écrit : sept mille ans ! Nous sommes des petits bras en Europe.

Au début de l’exposition était affichée la recette de la patte d’ours au miel. Cela m’a rappelé un film canadien, Le Festin chinois, où deux chefs rivalisent lors d’un concours à Hong-Kong, et l’un cuisine cette fameuse patte d’ours (fameuse, je ne sais, je n’ai pas goûté), mais le film était très drôle. A voir ou à revoir…

Plus loin, « dragon et phénix sous le signe du bonheur » est un titre énigmatique pour une recette, qui, à la lecture, était plus qu’alléchante : en résumé, des gambas grillées dans de la graisse de porc, assaisonnées de ciboule et gingembre, accompagnées de lamelles de poulet frites m’ont mis l’eau à la bouche. Au fait, saviez-vous qu’en Chine, au lieu de dire un banal « bonjour! », on dit « avez-vous mangé! ».

Le dernier chapitre du livre comporte des recettes – assez courtes, aux explications claires – des quatre grandes régions culinaires de Chine. Aujourd’hui, je teste le canard parfumé croustillant. J’ai massé le bipède ce matin avec du gros sel, du poivre de Sichuan, des oignons verts, du gingembre et du vin Shao Xing. Il va cuire à la vapeur pendant 2 heures, puis frire dans de l’huile chaude. A savourer avec les baguettes.

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